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Croissance économique et bonne gouvernance : La Banque mondiale se dit prête à accompagner la Rd Congo

banque_mondiale_1.jpgDisposant d’un portefeuille de 3.000.000 USD pour près de 17 projets en cette année 2012, la Banque mondiale, à travers sa représentation en RD Congo veut gagner le pari de la croissance économique et de la bonne gouvernance. Le directeur pays des opérations de BM, Eustache Ouayoro, l’a fait savoir dans un entretient avec la presse, hier mercredi au siège de l’Institution dans la commune de la Gombe.

« Un pays à dimension continental comme la RD Congo, en pleine reconstruction, mérite un important soutient de la part de la Banque mondiale. À cet effet, avec un portefeuille de 3 millions de dollars, au cours de cette nouvelle année 2012, nous avons lancé 17 opérations essentielles. Il s’agit notamment dans le domaine des infrastructures, de la santé, de l’énergie, de l’agriculture, etc. », a affirmé Eustache Ouayoro.

Controverses

A l’heure où les dirigeants africains demandent la création d’un espace de libre échange d’ici 2017 afin d’accélérer le commerce à travers le continent, un nouveau rapport de la Banque mondiale prévient que les pays africains sont en train de perdre des milliards de dollars en revenus commerciaux potentiels chaque année en raison d’importants obstacles nuisant à ces échanges avec leurs pays voisins. Le rapport ajoute même qu’il est plus facile pour l’Afrique de faire des affaires avec le reste du monde qu’avec elle-même.

En effet, le rapport souligne que la fragmentation régionale pourrait même devenir encore plus coûteuse pour le continent, les prévisions de la Banque mondiale envisageant même que le ralentissement économique dans la zone euro pourrait réduire la croissance de l’Afrique de 1,3 point de pourcentage cette année.

Ainsi, la situation prive le continent de nouvelles sources de croissance économique, de nouveaux emplois et d’une considérable réduction de la pauvreté ; des facteurs qui ont accompagné l’importante intégration du commerce régional observée en Asie de l’Est et dans d’autres régions. Les réseaux transfrontaliers de production, qui ont été une des sources du dynamisme économique dans d’autres régions, en particulier en Asie de l’Est, ne se sont pas encore matérialisés en Afrique.

Dans une vidéo spéciale de la Banque mondiale produite pour le nouveau rapport, des commerçantes sur la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et les pays adjacents la région des Grands lacs décrivent comment elles sont régulièrement confrontées à la violence, aux menaces, aux demandes de pots de vin et au harcèlement sexuel de la part des nombreux douaniers et autres fonctionnaires en poste à la frontière. Une commerçante d’œufs et de sucre de Goma déclare dans la vidéo : « J’achète mes œufs au Rwanda. Dès que j’entre dans le Congo, je dois donner un œuf à chaque fonctionnaire qui me le demande. Certains jours, je donne plus de 30 œufs ! ».

Obstacles au commerce de biens et services

Le rapport note que jusqu’au début de la crise financière, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne connaissaient une croissance rapide et souvent nettement supérieure à la moyenne mondiale. La croissance économique dans ces pays était robuste et attribuable à la flambée des prix des matières premières, ce qui entraîna une très forte croissance de la valeur des exportations, en particulier de minéraux, à destination de nouveaux marchés en forte expansion tels que l’Inde et la Chine.

Bien que les exportations aient connu une forte croissance au cours de la dernière décennie et que le commerce de la région ait bien repris suite à la crise économique mondiale, les retombées sur le chômage et la pauvreté ont été décevantes dans bon nombre de pays. Le taux de chômage demeure autour de 24 % en Afrique du Sud. En Tanzanie, l’extrême pauvreté semble s’être stabilisée à environ 35 % de la population active. En règle générale, la croissance des exportations a été alimentée par un petit nombre de produits minéraux et primaires ayant un impact limité sur l’ensemble de l’économie, et que le secteur formel demeure restreint dans bon nombre de pays.

Par conséquent, le rapport suggère que l’Afrique diversifie ses exportations pour que son économie ne soit plus tributaire uniquement de métaux précieux et autres matières premières et encourage davantage de personnes à se lancer dans le commerce de biens commerciaux et services professionnels dans les domaines de la comptabilité, du droit, de l’éducation et des soins de santé, entre autres. Le nombre élevé de jeunes que compte la région nécessitera également un nombre important de nouveaux emplois, des échanges commerciaux intensifs et une croissance robuste.

Papy Maluku

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