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Sanction contre la Rd Congo : La Banque mondiale dément

securedownload.jpgContrairement aux informations publiées par une certaine presse, faisant état des sanctions prises par la Banque mondiale à l’encontre de la Rd Congo, suite à la réélection dite contestée du Chef de l’Etat, le Directeur des Opérations de cette Institution de Bretton Woods à Kinshasa, Eustache Ouayoro dément et précise que c’est depuis plusieurs années que la BM n’accorde pas d’appuis budgétaires à la Rd Congo.
La Banque mondiale gère près de 17 projets nationaux et 2 projets régionaux en Rd Congo. Elle a aussi un programme d’investissement d’environ 3 milliards de dollars Us en Rdc. Aidant ainsi de plusieurs manières les pays membres, elle n’est pas obligée d’utiliser tous les instruments en sa possession.
Comment parler d’appui budgétaire en Rd Congo, pendant que ce pays ne s’est même pas doté d’un budget pour l’exercice 2012 ? La population ne devra pas s’affoler, parce qu’il y a des progrès à faire dans le domaine de la gouvernance ; le Gouvernement Congolais est conscient et s’y attèle.
Après la série des contestations suscitées par les dernières élections du 28 novembre 2011 en Rd Congo, plusieurs commentaires fusent de partout. A l’époque, le FMI avait dit qu’il était préoccupé par la situation de la Rd Congo et suivait jour après jour comment évoluait le processus électoral, notamment les différents recours interjetés devant la Cour suprême de justice.
De fausses accusations
Selon une dépêche parvenue à notre rédaction, « après la réélection contestée de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC), les premières sanctions tombent sur les autorités congolaises... et elles sont financières ». En effet, la Banque mondiale, qui estime que les « contrôles démocratiques sont insuffisants » en RDC, a décidé de ne plus contribuer au budget général du pays.
La même dépêche qui cite Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, dit que ce dernier s’est montré très sceptique sur les « contrôles démocratiques », ainsi que sur le manque de « contre-pouvoirs » en RDC dans une conférence diffusée sur internet. Il a donc décidé de stopper la contribution de la Banque mondiale au budget général du Congo, tout en précisant que les programmes sur la nutrition, l’éducation, le Sida ou le paludisme continueraient à être soutenus.
Robert Zoellick a qualifié la RDC de "zone grise", à l’image de l’Afghanistan ou d’Haïti. Cette décision intervient après des élections présidentielles et législatives particulièrement chaotiques et entachées de nombreuses irrégularités. L’Union européenne et les Etats-Unis avaient notamment relevé le manque de transparence et de crédibilité du scrutin. La Banque mondiale est le premier organisme international à infliger ainsi une sanction financière à la République démocratique du Congo. D’autres vont-ils suivre ?
La Banque mondiale dément !
Contacté au téléphone par le journal l’Avenir, M. Eustache Ouayoro, Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Rd Congo a démenti cette information, qui n’est pour lui qu’une simple rumeur. « Cela fait longtemps que la Banque mondiale n’accorde pas de crédits à la Rd Congo et à certains pays du monde, s’est-il exprimé, avant d’ajouter que son Institution gère un portefeuille de 3 milliards de dollars Us. Avec ses 17 projets nationaux et 2 projets régionaux, la BM est pratiquement le premier bailleur de fonds de la Rd Congo.
Dans cet entretien qu’il nous a accordé, la Banque mondiale estime qu’il y a plusieurs manières d’aider un pays. Ça peut être à travers une assistance technique, un appui budgétaire, etc. Et elle n’est pas obligée d’utiliser tous les instruments en sa possession, mais elle fait un choix. Il a demandé à la population de ne pas s’affoler, car il y a des progrès à faire au niveau de la Gouvernance et le Gouvernement de la Rd Congo est conscient et s’y attèle déjà.
Par ailleurs, Eustache Ouayoro a présenté ses condoléances à la famille des victimes du crash de Bukavu de dimanche dernier et a souhaité un prompt rétablissement au ministre des Finances, Matata Ponyo, leur partenaire privilégié. Il a aussi émis le vœu de voir le transport aérien être la priorité du Gouvernement de la Rd Congo. « On a déjà des projets qui sont sur la table du Gouvernement, notamment concernant le système de certification de pilotes de ligne », a-t-il indiqué, tout en envisageant de voir de quelle manière faudra-t-il appuyer le Gouvernement pour améliorer cet état de choses.
Il n’y a aucun problème entre la Rd Congo et la BM
Intervenant sur Top Congo, peu avant de s’envoler à Bukavu, le ministre des Finances, Augustin Matata Ponyo avait démenti l’information selon laquelle il y aurait désaccord entre les Institutions de Bretton Woods et la Rd Congo. Pour lui, il s’agit de simples rumeurs et il n’y a pas eu suspension de la coopération avec l’Institution.
Selon le ministre des Finances, la rumeur est inventée de toutes pièces pour des buts inavoués. « Les relations sont au beau fixe, surtout avec la publication récente de deux contrats miniers qui bloquaient les 4ème et 5ème revue, jugées satisfaisantes par le Fonds monétaire international (FMI). Tout se porte bien », avait-il déclaré à Top Congo Fm. Augustin Matata Ponyo a annoncé aussi que la Banque Mondiale finance de nombreux projets, mais pas le budget de la Rd Congo.
Il faut noter que les revues du FMI font l’état de la situation des finances publiques pour les périodes juin et fin 2011. Le ministre Matata Ponyo qui s’est réjoui de ces bons résultats, tient à ce que la 6ème revue (celle de juin 2012) soit aussi satisfaisante. « Satisfaire à toutes les revues depuis 3 ans serait une grande première depuis plus de 50 ans et le ministre des finances que je suis y tient », a-t-il renchéri, tout en rappelant que la Banque Mondiale, à ce jour, finance en RDC des projets de l’ordre de plus de 2 milliards de dollars américains.
Pas de budget pour l’exercice 2012
Comme tout le monde le sait très bien, la Rd Congo n’a pas encore de budget pour l’exercice 2012. Ceci, parce que, lors de la session de septembre 2011, le parlement avait beaucoup plus privilégié la campagne électorale qu’un débat d’idées pour doter le pays d’un budget. Dans cette optique, on ne peut même pas parler d’appuis budgétaires, dans la mesure où ceux-ci sont prévus par le budget de l’Etat.
Voilà qui nous permet de conclure sur la fausseté de cette rumeur, d’autant plus que l’Ambassadeur de Robert Zoellick, le directeur des Opérations de la Banque mondiale e en Rd Congo, s’est adressé il y a quelques jours à la presse. Dans ce face-à-face avec la presse, il n’a nullement indiqué que son Institution avait, ou se préparait à sanctionner la Rd Congo. Si tel était le cas, pourquoi se réserverait-il de le dire à la presse ? Au-delà de tout ce qui vient d’être dit, nulle part dans le site de la Banque mondiale on a retrouvé la prétendue information. Alors on se demande : pour quelles raisons et dans quel objectif cette information a été mise sur la place publique ? N’est-ce pas une campagne pour toujours diaboliser le pouvoir de la Rd Congo ? Peut-être que l’avenir nous dira le contraire !
L’Avenir

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