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Une baleinière a chaviré, vendredi 17 février dans la soirée aux environs du beach Dokolo à Kisangani

embarcation.jpgOn déplore la perte de presque tous les biens qui étaient à bord ainsi que la disparition d'un étudiant. Selon des éléments de la force navale au beach IAT, l'incident s'est produit aux environs de 20 heures locales. La baleinière, qui avait déjà quitté le beach Zimex en partance pour le territoire de Basoko, a connu une panne de l'un de ses deux moteurs, ne continuant son chemin qu'avec un seul moteur.

Selon des éléments de la force navale au beach IAT, l'incident s'est produit aux environs de 20 heures locales. La baleinière, qui avait déjà quitté le beach Zimex en partance pour le territoire de Basoko, a connu une panne de l'un de ses deux moteurs, ne continuant son chemin qu'avec un seul moteur.
C'est aux environs du beach Dokolo que la panne s'est aggravée lorsque l'arbre directionnel de l'engin venait de céder. Par conséquent, il était devenu impossible de diriger l'embarcation qui, sous la pression du courant d'eaux, a heurté une barge du bateau de la Beltexco en stationnement à ce beach. Presque tous les biens à bord ont été engloutis sous les eaux du fleuve Congo.
Cependant, tous les passagers ont été repêchés par des pécheurs. L'un d'eux, étudiant de son état, qui s'est jeté dans le fleuve à la recherche de sa mallette contenant ses titres académiques, était introuvable jusqu'à l'après-midi du dimanche 19 février.
L'accident fluvial au large de Kisangani vient allonger la longue liste macabre de chavirements des baleinières qui ne cessent d'envoyer des Congolais et leurs biens sous les eaux insatiables du fleuve Congo et d'autres cours d'eau.
Des naufrages à répétition
Pas plus tard que le jeudi 19 janvier, la cité de Luozi devait s'inscrire sur le triste palmarès des naufrages avec le chavirement sur le fleuve Congo d'une pirogue motorisée avec à son bord 17 personnes qui a fait un disparu, un étudiant de l'Université libre de Luozi (ULL) dont le corps a été retrouvé 4 jours plus tard. La surcharge et le mauvais temps seraient à l'origine de cet accident. Les autres passagers ont pu se sauver ou être sauvés.
Dans la nuit du dimanche à lundi 25 avril 2011, une pirogue motorisée, qui provenait du village de Kasunyu, en territoire de Kalehe et se rendait à Bukavu au Sud Kivu, a chaviré sur le lac Kivu. Avec au moins quatre-vingt personnes à bord, seule une dizaine de personnes ont été sauvées, les autres étant portées disparues.
Le mauvais vent, qui a provoqué de fortes vagues d'eaux, est à la base du chavirement de cette pirogue chargée de marchandises. Des piroguiers qui quittaient Idjwi pour le marché de Kituku à Goma ont réussi à sauver quatre rescapés. Des pécheurs ont pu sauver sept autres rescapés qui se dirigeaient à la nage vers le village de Ruhunde.
Le bateau MV/Papa Jules avait chaviré, lundi 29 novembre 2010, en début de soirée sur la rivière Luapula, au niveau du village Kashobwe, dans la province du Katanga. Une dizaine de personnes étaient mortes et une autre dizaine disparue, tandis qu'on a dénombré cent cinquante rescapés. Le bateau, d'une capacité de 75 personnes, avait transporté le double, y compris la charge des marchandises.
La province de l'Equateur a aussi connu son drame avec le naufrage dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 septembre 2010 du convoi des pirogues motorisées sur la rivière Ruki, après avoir heurté un tronc d'arbre, qui a fait état de vingt morts. Cinq corps ont été repêchés et une soixantaine d'autres étaient portées disparues.
Le lac Kivu, à Bukabu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a été endeuillé avec la mort d'une personne et la disparition de 16 autres lors du chavirement de quatre pirogues motorisées dans la nuit du mercredi 7 juillet 2010. Cet accident lacustre a fait aussi un blessé grave et plusieurs vaches noyées.
Au total, quatorze personnes avaient péri dans le naufrage d'une pirogue sur le lac Moero, dans la province du Katanga en juin 2010, après avoir été prise par une tempête.
Le mercredi 5 mai 2010, vers 16 heures locales, une pirogue, avec une centaine de passagers à son bord, a chaviré sur le fleuve Congo, provoquant la mort par noyade de deux personnes - tous des enfants - et la disparition d'une cinquantaine de personnes Environ une trentaine d'autres passagers ont survécu à l'accident, repêchés des eaux.
Le chavirement sur le lac Kivu en avril 2010 d'une pirogue motorisée, assurant la liaison Idjwi, au Sud-Kivu, et le marché de Kituku, au Nord-Kivu et en provenance d'Idjwi-Nord au Sud-Kivu, avec à bord une quarantaine de personnes et leurs marchandises, a fait trois morts et onze disparus. La pirogue a coulé sous l'effet d'une grosse vague communément appelée par les riverains "Grand Lac".
Tout compte fait, la surcharge de ces embarcations reste souvent la cause principale de nombreux cas de naufrage, à laquelle il faut adjoindre le mauvais temps caractérisé souvent par de violentes tempêtes qui sont à l'origine de fortes vagues qui conduisent au chavirement des pirogues qui naviguent aussi pendant la nuit.
Cependant, il est également malheureux de constater que la survenue régulière de ces accidents fluviaux et/ou lacustres n'attire aucunement l'attention des autorités navales qui devraient prendre certaines mesures non seulement pour sécuriser les embarcations ainsi que les passagers et les marchandises qu'elles transportent, mais également pour réglementer un secteur dont l'augmentation de drames est plus qu'interpellatrice.

Kléber Kungu

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