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Volet social du Projet de Transport Multimodal : Des cadres et agents de la SNCC admis à la retraite touchent leurs allocations

IMG_0766.JPGDepuis quelques jours, la Société Nationale de Chemin de fer du Congo (SNCC) vit au rythme de la mise à la retraite des cadres et agents éligibles. En effet, les premiers de 2.268 bénéficiaires de ce volet social ont reçu leurs allocations uniques de retraite. C’est à Lubumbashi (Katanga) que le coup d’envoi solennel de cette opération a eu lieu en présence notamment du Directeur général adjoint de cette entreprise, Vincent Tshongo, du Coordinateur de l’Unité du Projet de Lubumbashi, Michel Mulongo et des experts du COPIREP (Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille) venus de Kinshasa.

Environ 24,6 millions de dollars américains consacrés à cette opération de mise à la retraite pour les 2. 268 unités repartis sur 16 sites de paiement : Bukavu, Kananga, Kinshasa, Kisangani, Kolwezi, Likasi, Lubumbashi, Kalemie, Kindu, Ilebo.

Au fait, ces mises à la retraite interviennent dans le cadre du volet social du Projet de transport Multimodal (PTM), financé conjointement par le gouvernement de la RDC et la Banque mondiale. Réduire le passif social et les charges d’exploitation est une option levée pour assainir les comptes et la gestion en vue de relancer la SNCC. Pour bien faire les choses dans ces mises à la retraite, un auditeur indépendant a été recruté pour vérifier l’ensemble des calculs faits par la SNCC, tandis qu’un autre expert indépendant est appelé à effectuer un audit après les opérations de paiement. La BCDC a été chargée du paiement en espèces.

Respect du protocole syndicats-SNCC

Pour le lancement de l’opération, les listes de retraités concernées étaient affichées au siège de la Banque Commerciale du Congo (BCDC) de Lubumbashi. Le niveau des allocations de retraite a été calculé par la SNCC sur base du protocole d’accord conclu entre la direction générale et les partenaires sociaux en mai 2009. Tout se fait dans la transparence, en respectant les procédures généralement suivies en pareille circonstance.

A travers cette mise à la retraite des unités éligibles, il s’agit d’une opération destinée à insuffler une nouvelle dynamique en vue de relancer la SNCC aujourd’hui en proie aux difficultés. La situation de cette SARL est loin d’être reluisante. « 50 % des 3.641 Km du réseau du trafic sont en piteux état ; les recettes du trafic sont de 53 millions de dollars américains pour des charges hors amortissement de 111 millions de dollars américains ; les créances s’élèvent à 103 millions de dollars américains mais les dettes culminent à 303 millions ; la masse salariale représente 70 % du chiffre d’affaires », d’après le COPIREP.

Ainsi sur le volet social, il est prévu que la Banque Mondiale finance le paiement des arriérés pour la mise à la retraite des unités selon le protocole d’accord syndicats-SNCC pour un total de 45 millions de dollars US. Il était question de se mettre d’accord sur les modalités de mise à la retraite des agents ayant atteint l’âge légal, mais qui restaient en place en touchant un salaire d’attente. Tout cela se passe dans un contexte où le personnel accumule plusieurs dizaines de mois d’arriérés de salaires.

Au fait, les objectifs poursuivis par le PTM (2010-2015) consistent à améliorer l’interconnexion des transports en RDC de manière à soutenir l’intégration économique nationale, de rétablir la viabilité financière et opérationnelle de l’entreprise et mettre en œuvre un plan de gouvernance dans tout le secteur transport et renforcer les performances opérationnelles des entreprises publiques en général et de simplifier les procédures du commerce international de la RDC.

D’autres entreprises concernées par le PTM

Outre la SNCC, le PTM concerne les entreprises ci-après : la SCPT, la RVA, la RVF et la CVM. Pour elles, il n’y a pas de volet social ou la mise à la retraite du personnel éligible. A ce propos, il faut souligner que des appels d’offres ont été déjà lancés pour des acquisitions des biens et services. L’on peut citer notamment la fourniture et installation d’un système de gestion et de surveillance de l’espace aérien de la RDC pour le compte de la RVA, l’acquisition d’équipements NAVAIDS d’atterrissage pour le compte de la RVA, l’acquisition des locomotives et wagons pour le compte de la SCPT, l’acquisition des vedettes hydrographiques pour le compte de la CVM,….

L’appui de la Banque mondiale couvre, entre autres, le financement des travaux de réhabilitation et l’acquisition de pièces de rechange pour la maintenance et la réhabilitation du matériel roulant. Par contre, l’apport du gouvernement sur prêt chinois financera l’acquisition d’équipements de voies et de matériels roulants neufs.

Disons que pour relancer la SNCC, la part consacrée aux investissements est très importante. Ces investissements en infrastructures et en matériels roulants permettront de développer le trafic commercial du secteur minier et le service public, ainsi que la circulation entre les sept provinces desservies par l’exploitation de la SNCC (Katanga, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Maniema, Sud Kivu, Nord Kivu,…).

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